Beyond Chutzpah (Norman Finkelstein)

Au delà du mensonge et du culot
22 mai 2005

COMMENT SURGIT ET FONCTIONNE LE MENSONGE SIONISTE

UN CAS D'ÉCOLE

Ceux qui lisent un peu la presse voient surgir brusquement un texte qui affirme un chose abolument stupéfiante : l'Union européenne aurait "redéfini" de manière officielle l'antisémitisme et cette nouvelle définition devrait servir de base aux États européens pour encore davantage réprimer légalement toute expression dudit antisémitisme. La nouvelle part comme un feu de prairie. On la voit se disséminer et se multiplier d'abord dans la presse juive, entérinée par la presse israélienne, puis la chose bondit dans les chatrooms, les blogs, revient dans des journaux non-juifs. Plus elle circule, plus elle s'accrédite. On vous passe les centaines d'exemples qu'il est facile de butiner avec les moteurs de recherche. Or rien n'est vrai. Tout est du trompe-l'oeil. De la pure intox. Concoctée dans les officines juives spécialisées dans l'intox. Il en surgit de partout chaque jour, comme les champignons après la pluie.

Voici d'abord ce qui circule :

 L'Europe redéfinit l'antisémitisme

17 Mai 2005

L'Union européenne a officiellement décidé de redéfinir les paramètres de l'antisémitisme à partir des nouvelles réalités et des attaques incessantes que subit l'État d'Israël. Entre autres clauses, les signataires affirment que nier le droit à l'existence de l'État d'Israël est une forme d'antisémitisme ainsi que les actes de terrorisme touchant des Juifs.

Cependant, les États membres n'ont pas cru nécessaire de préciser que les actes de terrorisme perpétrés contre des Israéliens procédaient également de l'antisémitisme.

D'aucuns ont fait remarquer qu'étant donné que la majorité des Israéliens étaient juifs, il n'était pas utile d'exiger une telle précision.

Pour la première fois donc, l'Europe a élaboré, rédigé et fait adopter une définition officielle et détaillée du terme ‘antisémitisme'. Cette définition établit une frontière entre une critique légitime d'Israël et une critique antisémite. Mais le plus surprenant c'est qu'elle a aussi affirmé que nier le droit à l'existence de l'État d'Israël en tant qu'État juif, qui répondait au désir d'autodétermination du peuple juif, était une forme d'antisémitisme.

Le document européen a aussi défini comme étant une expression antisémite les appels à tuer des Juifs ou à leur faire violence, à collaborer ou à inciter à des actes de violence contre des Juifs. D'autre part, la déclaration exprime de façon très claire que proférer des violences verbales ou physiques contre l'État d'Israël, en tant que «collectif juif», dire que l'existence du peuple juif en Israël est du racisme, comparer la politique d'Israël à celle des nazis et exiger d'Israël un comportement différent de celui qui est exigé d'autres États démocratiques, sont considérés comme étant des actes antisémites.

La déclaration européenne établit aussi que le négationnisme est une forme d'antisémitisme, ainsi que d'accuser le peuple juif et Israël d'avoir inventé la Shoah pour bénéficier d'un État, comme l'a fait dans sa thèse de doctorat d'Histoire Abou Mazen.

Cependant l'Europe a quelque peu négligé l'attachement spirituel des Juifs de la Diaspora à l'État d'Israël puisqu'elle déclare : «Faire endosser collectivement au peuple juif la responsabilité de ce que fait Israël est une forme d'antisémitisme».

Cette nouvelle définition établie par l'Union européenne devrait servir de document de référence qui permettra aux institutions de la communauté et aux États membres de combattre efficacement l'antisémitisme. I.S

http://www.a7fr.com/news.php?id=56446

L'antisémitisme vu par l'Union Européenne

15 mai 2005 - Deletto

Les attaques verbales ou physiques contre l'État d'Israël, en tant que « collectivité juive », peuvent être assimilées à l'antisémitisme. « L'Europe a arrêté une définition de l'antisémitisme », annonce dans le Yediot Aharonot Eldad Beck, correspondant du journal à Berlin. » La presse israélienne énonce un certain nombre de cas d'antisémitisme et ses propres interprétations.

Extrait de la revue de la presse israélienne du 11 mai 2005 établie et publiée par l'ambassade de France à Tel Aviv

Maintenant, c'est officiel : nier le droit à l'existence de l'État d'Israël est une forme d'antisémitisme, et les actes de terrorisme dirigés contre les Juifs découlent de l'antisémitisme - souligne le journaliste.

Il s'agit d'une prise de position officielle de l'Union européenne, dans un document détaillé qui définit l'antisémitisme avec précision et trace une limite claire entre la critique acceptable de l'État d'Israël et la critique proprement « antisémite ». La définition a été élaborée par l'Observatoire européen de l'antisémitisme et de la xénophobie, dont le siège est à Vienne (Autriche).

Le Yediot ajoute que ce document pose que nier le droit à l'existence de l'État d'Israël, dans le cadre du droit à l'autodétermination du peuple juif, et les appels ouverts à tuer les Juifs ou à leur nuire sont des actes antisémites.

Les attaques verbales ou physiques contre l'État d'Israël, en tant que « collectivité juive », peuvent être assimilées à l'antisémitisme. De cette manière, l'UE endosse le point de vue selon lequel les attentats terroristes contre les Juifs - en Israël et dans le monde - sont des fruits de l'antisémitisme.

Cette définition a été formulée après des débats très vifs au sein de l'Union européenne, concernant le caractère du « nouvel antisémitisme » qui a fait son apparition en Europe ces cinq dernières années. Il s'agit d'une « première définition de travail », dont le but est de permettre aux institutions de l'UE et aux États membres de lutter plus efficacement contre le phénomène.

Ce document a été communiqué aux communautés juives de l'Union, et le Yediot Aharonot a pu en recevoir une copie.

Sont définis comme antisémites :

la négation de la Shoah ; le refus de reconnaître le droit à l'autodétermination du peuple juif ; l'affirmation que l'existence de l'État d'Israël a un caractère raciste ; le fait d'exiger d'Israël d'appliquer des standards différents de ceux mis en pratique dans les autres pays démocratiques ; la comparaison entre Israël et l'État allemand nazi, etc.< http://www.desinfos.com/article.php?id_article=3296

On remarquera que cette attribution à l'Union européenne est absolument dépourvue de source. Pourtant, s'il y avait eu des "débats très vifs au sein de l'Union européenne", on en aurait entendu parler. Surtout sur un tel sujet. On aurait mis au pilori les États qui auraient bataillé contre une telle définition. Or, on n'a rien vu de tel. D'autre part, l'Union européenne n'est pas une entité de type administratif. Il doit y avoir un communiqué quelque part, émanant d'une branche de l'administration, ou de la Commission de Bruxelles, bref, un bureau qui a signé ce communiqué. Or la version qui se propage ne mentionne rien de tel. Le document est comme suspendu dans les airs, surgi d'un néant intemporel.

Il faut fouiller assez sérieusement pour comprendre que ce texte nébuleux émane d'une officine qui est liée à l'Union européenne mais qui ne fait pas partie de son administration, qui est une sorte de lointain satellite, qui circule à Vienne, Autriche.

On alors trouve ceci :

EUMC

Observatoire des phénomènes racistes et xénophobes

MISSIONS

Installé en 1997 à Vienne, l'Observatoire des phénomènes racistes et xénophobes est une agence communautaire décentralisée qui contribue à la lutte contre le racisme, la xénophobie et l'antisémitisme à travers l'Europe.

Sa tâche principale consiste à fournir à l'Union européenne et à ses États membres des informations objectives, fiables et comparables au niveau européen sur les phénomènes du racisme, de la xénophobie et de l'antisémitisme. Il analyse les causes et les conséquences de ces phénomènes et améliore l'échange d'information et d'expérience sur les meilleures pratiques développées par les États membres.

On ne sait pas très bien qui siège dans cette "agence communautaire décentralisée" mais des renseignements sur son site en anglais permettent d'y voir plus clair :

In order to support the collection of more specific and relevant data and to have a very precise view on the developments of anti-Semitism the EUMC, OSCE/ODIHR together with Jewish organisations like the European Jewish Congress, the American Jewish Committee and other major Jewish NGO's and prominent academics.

Le pot aux roses est donc là : cette "agence" est truffée de représentants des organisations juives (on a bien lu "juives" et donc pas seulement sionistes) comme le Congrès juif européen (un regroupement non pas d'individus, mais d'organisations juives locales), le "Comité juif américain", qu'on s'étonne de voir tout d'un coup installé dans une "agence" européenne, ainsi que les principales organisations juives (ngo) et des universitaires éminents. On songe tout de suite au plus éminent d'entre eux, Elie Wiesel, qui totalise le score impressionnant de 180 doctorats honoris causa . Qui serait plus "éminent" ? Bref, cette "agence" est un nouveau sanhédrin, entièrement et totalement acquis à la cause juive et judéo-sioniste. La pratique du "monitoring", faiblement traduit en français par "observatoire" est une pratique générale du monde juif depuis au moins les années 30 et pourrait se traduire plus exactement par "surveillance": il s'agit de relever dans la presse, dans la vie politique et culturelle, toute expression qui ne serait pas totalement conforme aux buts des organisations juives et aux nécessités de la domination du sionisme sur la Palestine , et de surveiller de près les acteurs politiques qui pourraient influencer les événements de Palestine, c'est-à-dire en un mot la communauté internationale et l'opinion publique mondiale.

Les organisations juives ont installé dans toutes les régions du monde des "observatoires" régionaux, des "centres de monitoring", qui emploient des milliers d'éplucheurs de journaux et de médias, payés par les fondations juives américaines. Si un quidam exprime, à Vladivostock ou à Punta Arenas, la moindre critique à l'égard de tel ou tel aspect de la politique sioniste mondiale, il est immédiatement répertorié, dénoncé, vilipendé et, si possible, chassé de son travail. C'est la terreur à l'échelle mondiale, bien décrite d'avance par Orwell dans son fameux roman d'anticipation, 1984 .

L'EUMC est un de ces points de contrôle de l'opinion et sa tâche particulière est de manoeuvrer au sein du Léviathan européen pour faire avancer la cause sioniste, qui a tant de mal à s'établir dans un Moyen Orient qui la vomit de toutes ses forces.

Cette "agence" avait noté que la répression de l'antisémitisme se faisait en ordre dispersé dans les pays européens, et surtout qu'elle ne correspondait plus aux besoins de la protection idéologique accrue de l'État d'Israël, qui se trouve dans l'impossibilité de s'imposer en Palestine et de vaincre les résistances que son occupation soulève. Pour mieux isoler les Palestiniens, il faut donc contrôler, sinon l'opinion européenne, mais au moins son expression. De là le besoin d'une "définition de travail" ( working definition ) qui puisse servir de base juridique unifiée pour relancer et accroître la répression, pour faire taire ceux qui ne pratiquent pas la dévotion.

The EUMC Report on antisemitism published in March 2004 highlighted both the lack of operational definitions of antisemitism in most EU Member States and the insufficient data comparability due to the different methodologies used by primary data collectors.

In order to support the collection of more specific and relevant data and to have a very precise view on the developments of anti-Semitism the EUMC, OSCE/ODIHR together with Jewish organisations like the European Jewish Congress, the American Jewish Committee and other major Jewish NGO's and prominent academics. Trust held informal discussions with a view to develop a common “working definition” in line with the theoretical arguments elaborated in the EUMC's antisemitism report, whose author was also consulted to ensure that the working definition is compatible with the theoretical considerations outlined in the report, which was adopted by the EUMC's Management Board.

On remarquera que cette "agence" se présente comme "communautaire". Mais de quelle communauté s'agit-il ? La Communauté européenne, défunte et trépassée ? Partout le mot "communauté" a été remplacé par "Union", et depuis pas mal d'années. Si cette agence était "communautaire" au sens européen, elle aurait changé d'intitulé. Ce serait une "agence de l'Union". Donc si le terme communautaire reste en place, c'est qu'il relève d'une autre définition: c'est le mot de passe pour dire "juif". La fameuse, mythique, inexistante "communauité juive", au service de laquelle tant de gens se mettent, sans qu'on leur ait rien demandé. Et pour embrouiller encore mieux les choses, cette agence s'est dotée d'un sigle unique, valable dans toutes les langues, EUMC. Il ne correspond pas à l'intitulé réel. On devrait avoir EMCRX, puisqu'on reste dans l'anglais (European Monitoring Centre on Racism and Xenophobia). Le choix de l'autre sigle montre à l'évidence qu'on a voulu faire croire que cette officine relevait de l'Union européenne, couramment résumée par les lettre EU. La volonté de tromperie est évidente.

Il est d'ailleurs question de faire évoluer le statut de cette officine en la transformant en "agence des droits de l'homme". Ce serait exactement la même chose que de confier au loup la garde de la bergerie. Cette petite plaisanterie, colonisée par toute une faune de fonctionnaires "experts", nous coûte quand même huit millions d'euros par an ! Il resterait à prouver qu'un seul crime raciste ait été empêché par l'existence de cette hydre bureaucratique qui mouline des statistiques à longueur de temps.

Étant les maîtres du jeu dans cette "agence" — qui mérite plutôt le nom d'officine — les organisations juives ont réussi à produire un texte qui balaie large et qui aurait, à leurs yeux, le mérite de pouvoir faire taire à peu près tout le monde en Europe, qui bruisserait dès lors des seules louanges adressées aux assassins et aux génocidaires israéliens qui verraient alors leur tâche d'épuration ethnique facilitée.

Voici le texte auquel ils sont arrivés (pas de version française disponible sur le site de l'EUMC):

WORKING DEFINITION OF ANTISEMITISM

http://eumc.eu.int/eumc/material/pub/AS/AS-WorkingDefinition-draft.pdf

The purpose of this document is to provide a practical guide for identifying incidents, collecting data, and supporting the implementation and enforcement of legislation dealing with antisemitism.

Working definition: “Antisemitism is a certain perception of Jews, which may be expressed as hatred toward Jews. Rhetorical and physical manifestations of antisemitism are directed toward Jewish or non-Jewish individuals and/or their property, toward Jewish community institutions and religious facilities.”

In addition, such manifestations could also target the state of Israel , conceived as a Jewish collectivity. Antisemitism frequently charges Jews with conspiring to harm humanity, and it is often used to blame Jews for “why things go wrong.” It is expressed in speech, writing, visual forms and action, and employs sinister stereotypes and negative character traits.

Contemporary examples of antisemitism in public life, the media, schools, the workplace, and in the religious sphere could, taking into account the overall context, include, but are not limited to:

Calling for, aiding, or justifying the killing or harming of Jews in the name of a radical ideology or an extremist view of religion.

• • • • • • • • • • •

Making mendacious, dehumanizing, demonizing, or stereotypical allegations about Jews as such or the power of Jews as collective — such as, especially but not exclusively, the myth about a world Jewish conspiracy or of Jews controlling the media, economy, government or other societal institutions.

Accusing Jews as a people of being responsible for real or imagined wrongdoing committed by a single Jewish person or group, or even for acts committed by non- Jews.

Denying the fact, scope, mechanisms (e.g. gas chambers) or intentionality of the genocide of the Jewish people at the hands of National Socialist Germany and its supporters and accomplices during World War II (the Holocaust).

Accusing the Jews as a people, or Israel as a state, of inventing or exaggerating the Holocaust.

Accusing Jewish citizens of being more loyal to Israel , or to the alleged priorities of Jews worldwide, than to the interests of their own nations.

Examples of the ways in which antisemitism manifests itself with regard to the state of Israel taking into account the overall context could include:

Denying the Jewish people their right to self-determination, e.g., by claiming that the existence of a State of Israel is a racist endeavor.

Applying double standards by requiring of it a behavior not expected or demanded of any other democratic nation.

Using the symbols and images associated with classic antisemitism (e.g., claims of Jews killing Jesus or blood libel) to characterize Israel or Israelis.

Drawing comparisons of contemporary Israeli policy to that of the Nazis.

Holding Jews collectively responsible for actions of the state of Israel .

However, criticism of Israel similar to that leveled against any other country cannot be regarded as antisemitic.

 Antisemitic acts are criminal when they are so defined by law (for example, denial of the Holocaust or distribution of antisemitic materials in some countries).

 Criminal acts are antisemitic when the targets of attacks, whether they are people or property—such as buildings, schools, places of worship and cemeteries—are selected because they are, or are perceived to be, Jewish or linked to Jews.

Antisemitic discrimination is the denial to Jews of opportunities or services available to others and is illegal in many countries.

Or la chose gênante et que la presse judéo-sioniste va évidemment passer sous silence, c'est le statut de ce texte. En effet, le site de l'EUMC est bien obligé d'afficher cette énorme réserve:

 DISCLAIMER: The opinions expressed by the author/s in these papers do not necessarily reflect the official position of the EUMC. No mention of any authority, organisation, company or individual shall imply any approval as to their standing and capability on the part of the EUMC. These papers are provided as information guide only, and in particular do not constitute legal advice.

http://www.eumc.at/eumc/index.php?fuseaction=content.dsp_cat_content&contenti

d=42307d0f73bed&catid=41efd2eb5263f&search=1&frmsearch=antisemitism&lang=E N#1

Que faire de ce texte ? Voici ce qu'en dit cette officine :

This working definition has a practical purpose acting as a basic guide to both official and non-official primary data collecting agencies highlighting possible examples of antisemitism , taking into account the overall national context.

The text was sent to the EUMC's RAXEN network (organizations based in each EU Member State contracted by the EUMC to collect data) for distribution among data collecting agencies in order to get feedback regarding its functionality, effectiveness and relevance to their country specific situation. The role of the network does not include primary data collection. However, since they interact with both official and nonofficial primary data collectors, they were asked to discuss this working definition with them and provide the EUMC with feedback regarding their views on its functionality.

The text will be reviewed again with all those involved in the process and the next steps will be discussed with OSCE/ODIHR and the Jewish organisations.

For the EUMC the "working definition" is developed as a practical tool to support more accurate data collection and is part of an ongoing process having no legal basis . Similar "working definitions" for data collection proposes, improving comparability and effectiveness, will be also developed in the future for other subjects.

The OSCE/ODIHR's involvement is particularly important, since they have announced that they will also be collecting data on antisemitism in the near future, and is therefore worthwhile to make an effort to ensure coherence and consistency.

Donc, il s'agit bien d'une "définition de travail", qui n'a aucune base légale, mais qui va permettre à tout un réseau de sous-officines de "collecter des données", c'est-àdire en bon français d'encourager et de rassembler les éléments de délation et de discrimination visant tous ceux qui ne montrent pas un enthousiasme suffisant envers les ethnocideurs juifs qui se sont installés par la force en Palestine, au mépris du droit des gens et de l'histoire des peuples.

Les organes de propagande du monde sionistes ont évidemment repris ce texte, issu de leur propre sein, en lui donnant une valeur politique dont il est totalement dénué. Ils affirment à cor et à cri que c'est une "décision officielle de l'Union européenne". Tout le monde sait où ils veulent en venir. Mais on voit bien que la montagne qu'ils veulent gravir ne cesse de s'élever sous leurs pas. Le sionisme, comme idéologie coloniale, sera détruite, et ceux des juifs qui auront commis l'imprudence de s'engager dans ce mouvement criminel, devront faire face à des Nuremberg qu'ils n'attendent pas.

Traduction en français du fichier en question du site de l'EUMC :

Définition opérationnelle de l'antisémitisme

L'objet de ce document est de fournir un guide pratique permettant d'identifier les incidents, de collecter des données et d'apporter un soutien (logistique) à la mise en vigueur et à l'imposition d'une législation relative à l'antisémitisme.

Définition opérationnelle : " L'antisémitisme est une perception donnée des juifs, qui peut prendre la forme de la haine à l'encontre des juifs. Les manifestations verbales et physiques d'antisémitisme sont dirigées contre des personnes juives – ou non-juives – et/ou contre leurs biens, contre des institutions de la communauté juive ainsi que contre ses lieux de culte. "

De plus, ces manifestations peuvent aussi prendre pour cible l'Etat d'Israël, en qualité de collectivité juive. L'antisémitisme accuse fréquemment les juifs de conspirer afin de faire du mal à l'humanité, et il y est souvent fait recours afin de faire endosser aux juifs " tout ce qui va mal ". Il s'exprime à travers le discours, les écrits, les visuels et les actes, en recourant à des stéréotypes sinistres et à des aspects négatifs de la personnalité.

Des exemples contemporains d'antisémitisme, dans la vie publique, les médias, les écoles, les lieux de travail et dans la sphère religieuse peuvent inclure, étant donné le contexte général, les faits suivants, non limitatifs :

1 – Appeler à, contribuer à, ou justifier l'assassinat ou l'agression de juifs au nom d'une idéologie radicale ou d'une conception religieuse extrémiste.

2 – Formuler des allégations fallacieuses, déshumanisantes, diabolisantes ou stéréotypées au sujet des juifs en tant que tels ou du pouvoir des juifs pris collectivement – tels, en particulier, mais non exclusivement, le mythe d'une conspiration juive mondiale, ou de juifs contrôlant les médias, l'économie, le gouvernement ou toute autre institution sociale.

3 – Accuser les juifs, en tant que peuple, d'être responsables pour des méfaits commis par un individu ou un groupe juifs, voire même pour des actes commis par des non-juifs.

4 – Nier la réalité, l'étendue, les mécanismes (telles les chambres à gaz) ou l'intentionnalité du génocide perpétré envers le peuple juif par l'Allemagne national-socialiste et ses partisans et complices au cours de la Seconde guerre mondiale (Shoah).

5 – Accuser les juifs, en tant que peuple, ou Israël, en tant qu'Etat, d'avoir inventé, ou exagéré, la Shoah.

6 – Accuser des citoyens juifs d'être plus loyaux envers Israël, ou envers les priorités alléguées des juifs, de par le monde, qu'envers les intérêts de leurs propres nations.

Des exemples de la manière dont l'antisémitisme se manifeste, lorsqu'il est question de l'Etat d'Israël, compte tenu du contexte général actuel, peuvent être, notamment :

1 – Le fait de dénier au peuple juif sont droit à l'autodétermination, notamment en affirmant que l'existence d'un Etat d'Israël est le résultat d'une action raciste.

2 – Le fait d'appliquer le " deux poids, deux mesures " en exigeant d'Israël un comportement que l'on n'attendrait ni a fortiori n'exigerait d'aucune nation démocratique autre que lui.

3 – Utiliser les symboles et les images associées à l'antisémitisme classique (tels, par exemple, les affirmations selon lesquelles les juifs auraient assassiné le Jésus-Christ ou les diffamations sanglantes [accusant des juifs d'avoir perpétré des meurtres rituels d'enfants, ndt]) afin de caricaturer Israël ou les Israéliens.

4 – Comparer la politique israélienne actuelle à celle des Nazis.

5 – Tenir les juifs collectivement responsables des actes de l'Etat d'Israël.

Toutefois, des critiques envers Israël similaires à celles qui sont formulées à l'encontre de n'importe quel autre pays ne sauraient être considérées antisémites.

Les actes antisémites sont criminels lorsqu'ils sont ainsi qualifiés par la loi (par exemple, le négationnisme de la Shoah ou la diffusion de documents antisémites, dans certains pays).

Des actes criminels sont antisémites quand les cibles des agressions, qu'il s'agisse de personnes ou de biens – tels des bâtiments, des écoles, des lieux de cultes et des cimetières – sont choisis parce qu'ils sont effectivement – ou parce qu'ils sont perçus comme étant – juifs, ou liés à des juifs.

La discrimination antisémite est le déni à des juifs d'opportunités ou de services offerts à d'autres [des non-juifs, ndt]. Elle est illégale dans de nombreux pays.


Limitations légales : Les opinions exprimées par les auteurs de ces documents ne reflètent pas nécessairement la position officielle de l'EUMC. Aucune mention d'une quelconque autorité, organisation, entreprise ni individu ne saurait impliquer une quelconque approbation, quels que soit leur statut et leurs compétences, de la part de l'EUMC. Ces documents sont mis à disposition en tant que guides d'information seulement, et ils ne sauraient, en particulier, représenter un avis légal.

Que faire de ce texte ? Voici ce qu'en dit l'EUMC :

Cette définition opérationnelle a pour but pratique de servir de guide de base pour les officines de collecte de données, tant officielles que non-officielles, en mettant en lumière des exemples possibles d'antisémitisme, en prenant en considération le contexte national général [dans lequel ces actes antisémites peuvent s'inscrire, ndt].

Le texte a été envoyé au réseau RAXEN de l'EUMC (ce réseau relie des organisations basées dans tous les pays de l'Union européenne, auxquelles l'EUMC sous-traite la collecte des données) pour qu'il soit distribué dans les différentes agences collectant des données, afin de recevoir un feed-back en ce qui concerne la fonctionnalité, l'effectivité et la pertinence de ces données en regard de leur situation nationale respective. Le rôle du réseau ne comporte pas le recueil de données primaires. Toutefois, étant donné que (ses membres) n'ont pas d'interaction directe avec les collecteurs de données primaires tant officiels qu'officieux, on leur a demandé de débattre de cette définition opérationnelle avec ceux-ci, et de fournir à l'EUMC une information en retour (feed-back) sur l'opinion qu'ils se forment de cette fonctionnalité.

Le texte sera révisé avec tous les partenaires concernés par le processus, et les prochaines étapes seront discutées avec l'OSCE / ODIHR ainsi qu'avec les associations juives.

Pour l'EUMC, la "définition opérationnelle [de l'antisémitisme, ndt] " est mise au point afin de fournir un outil pratique permettant de soutenir une collecte des données plus adéquate et elle s'insère dans un processus en cours dépourvu de fondement légal. De telles " définitions de travail ", formulées à des fins de collecte de données, améliorant la compatibilité et l'effectivité, seront également développées, à l'avenir, dans d'autres domaines.

L'implication de l'OSCE / ODIHR est particulièrement importante, étant donné que ces organisations ont fait savoir qu'elles collecteraient elles aussi des données sur l'antisémitisme dans un avenir proche. On le voit : il est important de faire un effort afin d'assurer cohérence et constance