Pour comprendre la mise en place du totalitarisme mondial siono-américain actuel, il faut comprendre son idéologie, laquelle n'est que la suite de l' "'Idéologie de " Sécurité Nationale ", créée par les USA au moment de la guerre froide et imposée à l'Amérique Latine.

Résumé du livre de Joseph Comblin, " Le Pouvoir en Amérique Latine ", l'idéologie de sécurité nationale. Editeur Jean-Pierre Delarge - Editions Universitaires, 10 rue Mayet 75006 Paris, 1977.

L'idéologie de la " Sécurité Nationale " a été une création US, à destination intérieure et pour les régimes latino-américains. Elle semble avoir été influencée par les écrits et expériences des militaires français en Algérie et en Indochine. Elle semble aussi, plus antérieurement être construite sur la philosophie de Hobbes, ( l'égoïsme et la guerre comme état naturel de l'être humains, et la nécessité d'organiser toute la société en fonction de ce postulat unique et définitif  ).

En fait, ce qu'on connaît actuellement est un avatar de cette idéologie, étendue au-delà de l'Amérique Latine, au monde entier, et ayant abandonné la lutte contre la marxisme ( menace mythique en Amérique Latine disait Comblin ), pour passer à un autre mythe, celui de la menace islamique.

L'Etat de sécurité nationale voit les militaires prendre toutes les responsabilités, tous les postes sociaux. C'est la guerre perpétuelle et dans tous les domaines, de la société puisque l'ennemi, qui est défini comme n'ayant pour seul but que la destruction totale de la société, est partout, à l'intérieur et à l'extérieur des frontières, et utilise tous les moyens pour nuire et détruire la société ( militaires, propagande, partis, culture etc ... ). Il n'y a plus de distinction entre le politique et la guerre, le politique n'étant qu'une façon de faire la guerre, et disparaît l'échange politique, non-violent, pour ne conserver que l'échange violent, sans limite, tous les moyens violents et les plus extrêmes étant justifiés.

Guerre totale, permanente, sans limite, de moyens, sans limites de formes, telle est l'Etat de Sécurité Nationale, et tel est ce qui est en train de ss mettre en place. Il ne s'agit que de la perpétuation de ce qui s'est passé en Amérique latine, il y a 50 ans. Il ne s'agit en réalité que de la phase ultime d'une oligarchie qui se voit réduite à son espace dérisoire au sommet de la pyramide, cette fois mondiale, encerclée de toute part, avec le monde entier qui lui est devenu hostile, et la haine générale qui l'assaille, et aucun moyen de continuer à tromper, ne de retour en arrière, ne de s'échapper ( on ne s'échappe pas du haut de la pyramide, c'est un cul de sac, et il en impensable d'en redescendre, car la vengeance de ceux qui ont été exploités et torturés par vous-mêmes vous attend ).

C'est l'idéologie de criminels acculés, condamnés à s'enfoncer sans fin dans le crime, et à aggraver sans fin leurs crimes.

En Etat de sécurité Nationale, le gouvernement réel est assuré par les Service dits d'Intelligence, soit les services secrets. La police secrère devient hyper développée, et la société est envahie par toutes les manipulations et crimes qui leurs sont propres C'est exactement ce à quoi nous assistons maintenant ( attentats pseudo islamistes organisés, campagnes médiatiques d'intoxication ).

La police secrète s'intéresse à tout et à tous, et s'occupe de tout les aspects de la vie sociale ( la vie politique ayant disparue, la vie économique n'étant plus que le support de la militarisation de
la société ).

En fait, apparaît là une contradiction majeure dans la société libérale actuelle, sous régime émergeant totalitaire de Sécurité Nationale.

Cette contradiction réside en ce que le pouvoir économique capitaliste se voit peu à peu supplanté par le pouvoir des organes de sécurité. Le pouvoir économique est mis sous leur tutelle, à leur service, et cela est insupportable au pouvoir économique, qui était le vrai centre du pouvoir, avant l'apparition du régime de Sécurité Nationale.

Le livre de Joseph Comblin, qui est un petit chef d'oeuvre de synthèse, d'analyse et d'exposé d'histoire et de sciences politiques, pourrait-être épuisé.