Michel Dakar
E.D.E.
B.P. 324
75868 Paris Cedex 18

 

Paris, le 24 novembre 2005

 

LRAR n° 1605 1078 5FR,
pli sans enveloppe,
un feuillet.

 

Tribunal de grande instance de Paris,
Mme Marie-Anne Gonelle,
Juge d'instruction.

 

 

N° parquet : 041532036
N° instruction : 080/04/64

 

Affaire : plainte avec constitution de partie civile, de Michel Dakar, datée du 28 mai 2004 (1 er juin 2004 selon l'ordonnance de consignation de la juge Colin), à l'encontre de l'Agence juive à Paris, et autres, pour génocide et discrimination raciale.

 

 

Madame,

 

Je vous ai adressée un courrier daté du 18 juillet 205, réceptionné par vous-même le 19 juillet 2005, vous demandant d'avancer dans l'instruction de ma plainte, et à cette fin, vous proposant de vous remettre en main propre la cassette audio, devant témoin, et après son audition commune, sur laquelle sont enregistrés les propos de l'employé de l'Agence juive à Paris, racialement discriminatoires.

 

Vous ne donnez toujours pas suite à ce courrier.

 

Je vous rappelle que je ne peux comme vous l'aviez demandé, remettre cette cassette à la police politique de la BASLP , contre laquelle j'ai portée en partie ma plainte pour falsification de documents judiciaires, sous la commande de l'actuel procureur général près la Cour d'appel de Paris, M. Yves Bot, l'ex-procureur de la République à Paris.

 

Il devient maintenant clair que vous visez la prescription.

 

Hors, ce délit est continu, puisque l'Agence juive continue à recruter selon un critère racial, pour des études en Israël, puisque la définition de l'Etat d'Israël est toujours la même, soit toujours raciale, soit « l'Etat juif », et qu'il ne peut donc y avoir prescription.

 

Par votre absence de réaction à mon courrier, en ne prenant ni ordonnance de refus d'informer, ni ordonnance de renvoi devant un juge d'instruction, ou autres, vous m'interdisez tout recours devant la chambre de l'instruction, ou autres.

 

Cette manière de procéder est contraire à l'article 13 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, intitulé « Droit à un recours effectif ».

 

Je vous informe que si je ne peux vous remettre en main propre, devant témoin, et après l'avoir écoutée ensemble, cette cassette, dans le délai de deux mois courant dès la réception par vous-même de ce courrier, je porterais cette affaire devant la Cour européenne des droits de l'homme.

 

Je vous prie de recevoir, Madame, l'expression de mes salutations distinguées.